La Reverse Logistic


Définition de la « reverse logistic » (logistique inverse)

La « reverse logistic » se définit comme « l’ensemble des processus efficients de planification, de mise en œuvre et de contrôle des flux de matières premières, des encours de fabrication, des produits finis et de l’information relative à ces flux, d’amont en aval, dans le but de satisfaire le client/consommateur final. »


Le terme Reverse Logistic peut être traduit par logistique inverse ou logistique des retours. Cette discipline consiste à gérer et à optimiser les flux provenant du consommateur en direction du fabricant. Sa forme la plus connue est celle du Service Après Vente mais elle tend à se développer vers le recyclage et plus particulièrement celui des DEEE. Le retour des produits défectueux, les surstocks ou les articles en fin de vie sont également des thèmes qui lui sont intimement liés.


Quelles sont les différentes formes de la « reverse logistic » ?

Il existe en effet plusieurs formes de la « reverse logistic » qui sont :

•  La logistique inversée :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGITM_Logistique_inverse_4p_web.pdf

•  La logistique verte :
C'est un système de distribution et de transport efficient ami de l’environnement. La logistique verte est plus que la logistique inversée car elle cherche à économiser les ressources, à éliminer des déchets et à améliorer la productivité. Elle doit avoir la plus petite empreinte sur l’environnement.
Cette définition reprend également l’idée d’éco-conception des produits (fabrication sans l’utilisation de matière toxique) permettant un retraitement plus aisé des déchets à un coût plus faible.

•  Le recyclage des DEEE :
Cette forme de reverse logistic consiste à créer des réseaux de retours entre le détenteur final d'un appareil et le producteur afin d'assurer le recyclage des matériaux.
Pour un appareil mis en vente après le 13 août 2005, les coûts liés à la collecte et au retraitement sont à la charge du fabricant.


Les différentes stratégies de la « reverse logistic » 


Depuis quelques années, la reverse logistic occupe une place de plus en plus importante au sein des services logistiques des entreprises européennes, notamment dans les secteurs ou les flux de retour sont les plus importants, tels que la vente par correspondance et le commerce électronique, mais aussi l'électroménager et l'électronique. Dans cette partie, nous décrirons de manière synthétique les stratégies utilisées actuellement afin d'améliorer les flux de retour de marchandises. Nous ne parlerons que des éléments stratégiques associés à la problématique du mémoire (les DEEE).

Pour certaines entreprises, les coûts liés aux flux de retour peuvent réduire de manière considérable les bénéfices réalisés, parfois jusqu'à rendre la transaction initiale non rentable. Ces entreprises doivent désormais comprendre l'importance et le rôle stratégique de la reverse logistic. Les gestionnaires doivent s'atteler à la réduction de ces coûts, en améliorant certains aspects de leur logistique des retours :

•  Rendre plus efficientes les technologies de filtrage, ou « gatekeeping technologies »
•  Accélérer les prises de décisions quant à l'élimination des déchets
•  Accélérer les temps de cycle
•  Améliorer la gestion des données

La manière la plus efficace de diminuer les coûts liés aux retours de marchandises consiste tout simplement à réduire le volume des produits à retourner. Pour ce faire, l'entreprise doit empêcher les produits non qualifiés d'entrer dans ces flux.
De plus, une fois les bons produits intégrés dans les flux, elle doit les lui faire traverser le plus vite possible.


Stratégie n°1 : Réduire les flux de reverse logistic

De nouvelles techniques ont été développées afin d'être certain que tous les produits qui entrent dans les flux de reverse logistic remplissent les conditions requises pour être dans le système.
On en cite quelques unes :
  • Les technologies de filtrage d'accès aux flux à rebours
• La gestion du cycle de vie des produits
• Les systèmes d'information
• Les échanges de données informatisées
• Une conception adaptée à la reverse logistique

•  La gestion du cycle de vie des produits

La gestion du cycle de vie des produits implique pour l'entreprise la mise en place de l'appui logistique et du marketing approprié aux différents stades du cycle de vie du produit (lancement, croissance, maturité, déclin). Selon le stade où se trouve le produit, l'entreprise doit effectuer une gestion et un appui différent. En fin de vie du produit notamment, les coûts de détention de stocks associés vont très fortement augmenter. Les coûts d'obsolescence et d'entreposage vont être majoritairement responsables de la forte augmentation de ces coûts.

Les entreprises doivent donc anticiper la fin de vie de leurs produits dès qu'il a dépassé le stade de croissance, afin qu'un moindre volume devienne obsolescent et entre dans les flux à rebours.

• Les technologies de filtrage d'accès aux flux à rebours

Le filtrage d'accès, ou « gatekeeping », correspond au processus de décision quant aux produits à admettre ou non dans le système de retour. L'amélioration de ce filtrage va permettre la réduction du volume de marchandises retournées et, par là même, la diminution des coûts globaux liés aux flux retours. Cette amélioration passera également par une formation adéquate des employés concernés.

Une des techniques utilisée par exemple aujourd'hui pour améliorer le filtrage d'accès consiste à la mise en place d'un réseau internet ou intranet guidant l'employé dans la procédure de retour de chaque produit.

•  L'échange de données informatisées

Même si de très nombreuses entreprises utilisent aujourd'hui l'échange de données informatisé (EDI), elles ne considèrent pas toujours comme primordial un investissement pour fonctionner également en EDI quant à la gestion des flux retours. Pourtant, l'EDI peut être aussi utilisé pour automatiser le traitement des retours.

• Conception adaptée à la reverse logistic

Les entreprises, aujourd'hui, adaptent souvent leurs produits pour rendre certaines opérations plus faciles et donc moins coûteuses. On parle ainsi de conception adaptée à la fabrication (« Design For Manufacture ») ou encore de conception adaptée à la gestion de la chaîne logistique (« Design For Supply Chain Management »). Depuis peu, on commence à voir apparaître la conception adaptée à la reverse logistic (« Design For Reverse Logistic »).

Par exemple, l'entreprise adapte l'emballage du produit pour faciliter son retour. Elle peut aussi encourager le consommateur à rendre le produit avec son emballage d'origine ou à ramener un produit en fin de vie lorsqu'il désire en acheter un neuf.

La conception adaptée à la reverse logistic consiste donc à tenir compte des besoins en reverse logistic dans la conception et l'emballage du produit, autrement dit à intégrer besoins de reverse logistic et besoins de protection de l'environnement d'une part, et produit et chaîne de reverse logistic d'autre part.

On voit s'accentuer très fortement depuis un an les discussions dans les entreprises sur une telle conception, suite à l'adoption de la loi sur les DEEE (Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques ; cf. Partie II) obligeant les entreprises à intégrer dans un cycle de retour (valorisation, recyclage, etc.) tous les produits concernés.


Stratégie n°2 : La gestion des flux logistiques retour

Afin de gérer de manière efficace les flux retours des produits, les entreprises doivent notamment diriger leurs réflexions vers l'externalisation des retours et les marchés secondaires.

• L'externalisation des retours

L'externalisation de la gestion des retours reste avantageuse pour les PME et pour les grandes entreprises n'ayant pas acquis les moyens, les compétences et l'expérience requise pour effectuer une gestion des retours aux meilleurs coûts. En effet pour ces entreprises, il est moins cher de faire appel à des partenaires que de gérer elles-mêmes leurs retours.

Les entreprises qui se sont intéressées aux processus de reverse logistic ne décentralisent pas toujours physiquement leurs centres de gestion des retours ; elles décentralisent son contrôle.

•  Les marchés secondaires

On appelle marchés secondaires tous les intermédiaires, distributeurs et détaillants spécialisés dans les produits qui ont déjà été vendus ou proposés à la vente au détail. Dans le premier cas, les produits sont généralement réparés, reconditionnés avant d'être revendus. Dans le second cas, plutôt que de faire entrer ces produits dans le cycle coûteux des retours, certains gestionnaires optent aujourd'hui pour leur vente à l'une des nombreuses entreprises présentes sur le marché secondaire. Cette opération est désignée sous le terme de recouvrement d'investissement ou d'actifs. Pour ces entreprises qui écoulent de manière organisée et efficace leurs produits sur le marché secondaire, le recouvrement d'actifs est devenu une source importante de ressources : il peut représenter jusqu'à 20 à 25% des bénéfices nets.

En France, les consommateurs sont de moins à moins réticents à réaliser des achats dans ces magasins secondaires. L'augmentation de 13% en 2005 des parts de marché de ce segment en témoigne clairement.

Enfin, une dernière solution consiste à proposer ces produits sur des sites web de ventes aux enchères (le site phare Ebay a d'ailleurs réalisé un CA de 5,8 milliards d'euros en 2005). Ces ventes sur internet présentent néanmoins deux inconvénients majeurs : les clients sont exclusivement des ménages d'une part et d'autre part l'image de l'entreprise peut se trouver diminuée.

Source n°3

La mise en œuvre opérationnelle de la reverse logistic dans les entreprises

Les solutions de reverse logistic mises en oeuvre par les entreprises aujourd'hui sont souvent très hétérogènes. On observe cependant plusieurs grandes familles d'activités qui mettent en place des solutions homogènes.

Activités et exemple
de sociétés.
Coûts relatifs Solutions de reverse
logistic
R&D Production Logistique
Produit à forte VA et
de haute technologies
(Canon, HP, Samsung)
Elevés Faibles Faibles Recherche d'une diminution des coûts au niveau des matières et composants.
Réduction de la génération de déchets.
Produits de haute technologie à obsolescence très rapide (Macintosh,
Dell, Sony)
Modérés Elevés Elevés Réseaux de distribution organisés pour traiter les retours
Distribution directe
(VPC)
Quasi-inexistants Quasi-inexistants Très élevés Système de traitement des retours dédies
Consommables à durée de vie courte (fabricants de batteries) Modères Elevés Modérés Intégration du facteur reverse logistic des la phase de conception du produit.
Industrie
de la peinture
Faibles Faibles Faibles Pas de prise en compte mais pression environnementale


•  L'automobile

Depuis plusieurs années, l'industrie automobile s'est attelée à mettre en place une organisation efficace des retours pour tous ses produits. Lorsqu'une voiture est retirée du marché, toute la chaîne logistique retour se met en marche : déconstruction et désassemblage, tri, réparation, remise dans le cycle direct, recyclage ou rejet des déchets ultimes.

Certains constructeurs automobiles ont d'ores et déjà créé des centres uniques de démontage, distribution et service de pièces et véhicules usagés. C'est le cas de Mercedes-Benz à Obertürkheim, près de Stuttgart en Allemagne.

•  Les produits de consommation courante

La grande distribution et ses fournisseurs sont très régulièrement confrontés aux problèmes des flux retours : marchandises invendues, marchandises défectueuses, produits d'emballage destinés au recyclage, etc. Ils ont donc créé des centres logistiques en charge de la gestion de ces flux et des procédures pour en diminuer le volume. La plus grande attention est portée au traitement des emballages, car ils peuvent représenter jusqu'à 1,5% du CA. Une entreprise suisse, Migros, est vue comme la référence européenne de la réduction et de retour des emballages : elle a remplacé en 1964 la grande majorité de ses cartons par des bacs en plastique, ce qui lui fait économiser 60 000 tonnes de cartons par an. Rien de tel n'a encore été mis en place en France, mais les initiatives se multiplient. Ecovalor par exemple, un GIE, s'est doté d'une usine pour traiter les déchets de cartons et de plastique de plus de 40 magasins de l'Ouest de la France. Cet investissement a permis de diviser par 4 les coûts de retraitement. Les déchets sont triés par les magasins et collectés plusieurs fois par mois. Ils sont ensuite retriés à l'usine puis passent dans une presse. Ecovalor peut ainsi produire 500 tonnes de cartons et 75 tonnes de plastique par mois. Ces matières sont ensuite revendues à des sociétés spécialisées.

•  Les produits électroniques

Depuis août 2005, les fabricants de produits électroniques sont obligés par la loi sur les DEEE (cf. Partie II) de mettre en place ou de financer des circuits de traitement des produits électroniques en retour (récupération, revalorisation, recyclage, etc.).

Certaines grandes entreprises du secteur n'avaient pas attendu la loi pour s'organiser. Hewlett Packard, par exemple, a mis en place un grand programme visant à réduire ses déchets et à limiter les coûts induits par leur traitement. Ainsi, près de 2 000 tonnes de matériels sont traités tous les mois dans les sites de Grenoble en France et de Tübingen en Allemagne. Cela représente 99% du poids de tous les produits retournés.

Dans les télécommunications, certaines entreprises ont confié leur logistique à des prestataires logistiques, qui s'occupent alors aussi des flux retours. C'est le cas de France Telecom par exemple. Un entrepôt unique a été créé pour stocker les retours et organiser un transport adapté à ce flux. Cet entrepôt va permettre, depuis les agences commerciales, de prendre en charge les terminaux destinés à la réparation, au service après-vente ou à la destruction. France Telecom traite ainsi jusqu'à 20 000 terminaux par jour.

Pour un produit consommable tel que les cartouches d'encre, les fabricants ont progressé non seulement sur l'impulsion des contraintes écologiques et légales, mais aussi du fait de l'intérêt financier présenté par le reconditionnement des cartouches usagées. En effet, une cartouche recyclée peut être revendue à hauteur de 50% de son prix initial avec un coût de retraitement intermédiaire relativement faible. Canon a été le premier fabricant de cartouches d'encre à mettre en place un schéma logistique dédié au retraitement de ses cartouches.

Source n°4

Les caractéristiques du réseau de « logistique inverse »

Fleischman et al. (2000) [8] classent ce qui leurs paraît être les deux grand axes de la logistique inverse : le recyclage et le remanufacturing à travers les principales caractéristiques du réseau logistique inverse :

La « gestion intégrale de la chaîne » ou « Integral Chain Management » : ICM (Krikke, 1998 [12]) est intimement liée au cycle de vie du produit. Comme nous le voyons Figure 7 le cycle de vie du produit crée deux types de design au niveau de la chaîne de retour : les chaînes ouvertes, où la récupération du produit sert à une autre chaîne logistique et les chaînes fermées, où la récupération du produit sert à reproduire le même type de produit dans la même chaîne logistique qui la créé.

Source n°7

Quels sont les enjeux de la logistique inverse aujourd'hui ?

Les enjeux de la logistique inverse sont importants et doivent être pris en compte en termes d'image de marque, de durabilité, et de rentabilité.

Le terme « logistique inverse » ne fait pas uniquement référence au traitement des déchets. On parle également de gestion des produits retournés ou invendus. Gérer correctement sa logistique inverse ne permet pas seulement de réduire les coûts, mais également d’augmenter le CA. Le consommateur est plus fidèle, et la marque mieux protégée.
La logistique inverse est fondamentalement différente de la logistique « conventionnelle ». Producteurs et distributeurs conçoivent la Supply chain pour acheminer avec rapidité et efficience un flux continu de produits depuis le lieu de production vers les lieux de consommation. Ce flux diffère du flux inverse sur plusieurs points :

  Logistique conventionnelle Logistique inverse
Qualité des produits Uniforme Aléatoire
Prix des produits Uniforme Variable
Type de consommateur Facile à identifier (marketing) Difficile à identifier
Gestion financière Claire Floue et litigieuse
Gestion des stocks Cohérente Non cohérente
Coûts de distribution Compréhensibles Difficiles à comprendre
Cycle de vie du produit Contrôlable Peu contrôlable
Visibilité des process Transparence Opacité
Négociation entre parties Simple et directe Ambiguë


Les leviers de la logistique inverse

Les leviers opérationnels et stratégiques de la logistique inverse diffèrent selon les organisations. Beaucoup d’entreprises la considèrent encore comme un effet secondaire de leur activité. Commercialiser un produit sur le marché secondaire (parfois appelé « marché de l'occasion ») revient à admettre que la vente initiale n’a pas été un succès. C’est pourquoi les entreprises ont tendance à différer les décisions relatives au traitement des retours ou à l’écoulement des invendus. Les produits en question finissent ainsi par perdre plus de valeur que si la décision de liquider les stocks avait été prise  rapidement.

•  Présentation des différends leviers potentiels

La qualité du produit retourné :
Un produit de première qualité est susceptible de rapporter plus qu’un produit « de moins bonne facture »…

La taille du produit :
Elle détermine fortement les modalités de son retour. En effet, payer des coûts de transport élevés pour le retour d’un produit encombrant, endommagé et destiné à la casse n’a aucun sens.

La position du produit dans son cycle de vie : 
La gestion d’un produit mature et proche de de la fin de son cycle de vie sera différente de celle d’un nouveau produit à succès

Le prix du produit : 
Par exemple, sur un positionnement low cost, une longue réflexion sur la logistique inverse est contre-productive.

La stratégie d’approche du marché : 
Relative aux canaux utilisés par l’entreprise pour toucher ses consommateurs, elle intègre les dimensions marketing et supply chain pour définir le type d’interaction entreprise-consommateur.

Les indicateurs financiers :
Comme la rotation des stocks, qui permet de mesurer la bonne gestion des stocks au sein d’une entreprise.
 

Réussir sa logistique inverse

Avec une meilleure compréhension de la nature et des leviers de la logistique inverse, il est plus facile de gérer efficacement cette activité dont les principes de bases sont simplicité et bon sens.
La performance de la logistique dépend de process courts, comportant peu de manutention et de rupture de charge.  

Plus un produit reste dans le système, plus sa valeur est amenée à décliner. Par exemple, tout produit à composante technologique perd de la valeur chaque mois. Les entreprises doivent alors réduire au maximum le temps que le produit passe dans le « système inverse » pour en récupérer le maximum de valeur.


Les principaux indicateurs de la logistique inverse 

Des indicateurs permettent de mesurer l’impact financier des retours sur l’entreprise et les autres acteurs de la supply chain. Pour analyser la performance de la logistique inverse de son entreprise, il est possible de se référer à ces indicateurs :

La quantité de produits récupérés et revendus : 
Quel pourcentage des produits entrant dans le système logistique inverse est revendu ? quelle est la valeur obtenue ?

Le pourcentage de matériel recyclé :
Sa valeur définit la part de produits recyclés de manière appropriée suite à un passage dans le circuit logistique inverse.

La perte : 
Combien de produits et autres matériaux sont incinérés, mis en décharge ?

Le coût moyen de traitement par article :
Le ratio « coût total des équipements par mois / nombre d’articles » peut aussi servir à comparer l’efficience de plusieurs lieux de stockage, ou autres équipements.

Le pourcentage de coûts récupéré : 
L’entreprise maximise-t-elle la rentabilité des articles invendus ou retournés par les consommateurs ?

Distance parcourue : 
De manière générale, il est préférable de réduire au maximum les kilomètres parcourus par un article dans le circuit logistique inverse.

Energie utilisée dans la gestion des retours : 
cet indicateur est utilisé dans les programmes de développement durable. Il mesure la quantité et/ou le coût de l’énergie utilisée (fuel, électricité, etc.) lors des process logistiques.

Le coût total de possession : 
Il comprend le coût d’acquisition du produit, de sa revente, de son retour, de son transfert sur un marché secondaire (ou de son dépôt en décharge.


Valoriser ces produits sur les marchés secondaires

Un consommateur achetant un ordinateur reconditionné, ou un étudiant utilisant un manuel scolaire d’occasion sont de bons exemples de vente sur le marché secondaire. En dehors de la valeur additionnelle créée, ce marché est source d’autres bénéfices économiques et environnementaux. En effet, il détourne un grand nombre de produits destinés à la casse et contribue à la création d’emplois.

Les différentes entrées sur les marchés secondaires :
  • Grossiste destockeur
• Dépôt d’usine
• Magasins de déstockage
• Vente aux enchères

Ces marchés sont primordiaux dans la supply chain d’un produit, assurant un rôle de drain pour l’activité de l’entreprise. S’ils n’existaient pas, le système serait « noyé » dans les articles retournés et invendus. Le système logistique inverse agit donc pour éliminer les produits indésirables du réseau, contribuant autant que possible à la rentabilité de l’entreprise. Les produits vendus sur les marchés secondaires sont généralement vendus bien en dessous de leur prix original. Mais un euro récupéré est un euro de moins perdu : la logistique inverse est bien une source de profit.

Source n°8

Glossaire

La centralisation :
La centralisation d'une chaîne de retour est une caractéristique importante du réseau. La question est de savoir si toute les pièces doivent passer par le même lieu.

Le nombre de niveau :
Dans une chaîne de retour les traitements à effectuer sur le produit peuvent être de plusieurs types et tout les produits ne doivent pas être traités de la même façon. C'est pourquoi certains réseaux sont constitués de plusieurs niveaux. De plus certaines contraintes de proximité peuvent imposer un étage de collecte de plus.

Intégration :
Une autre grande caractéristique des chaînes de retour est l'intégration à une chaîne classique déjà existante, car les contraintes de la chaîne classique se transposent à la chaîne de retour (capacités, localisations, ect...).

Types de Flux :
En flux poussés ce sont les arrivées de produit qui cadencent les retours, contrairement aux flux tirés où ce sont les commandes finales (chez l'entreprise) qui ordonnent la collecte chez le client.

Source n°9